Thomas LEMUT, Anaïs TONDEUR et Raphaël DALLAPORTA

Arbres de Guerre

curated by Damien MACDONALD
Du 5 octobre au 2 novembre 2019, la Photo Doc. galerie

Pour nous, à l’ère de l’Anthropocène, planter un arbre, écrire un livre, sculpter, photographier, filmer, dialoguer avec les chercheurs, les scientifiques, les reporters de guerre, les historiens et les forestiers, cela tient d’un même geste, d’une même volonté de rendre habitable les ruines d’un monde. Ici nous vous invitons à méditer ensemble sur les différentes manières de cartographier la guerre, la réalité des mines antipersonnelles, ou les mutations génétiques des plantes à la suite des catastrophes nucléaires. L’ensemble des artistes réunis envisage l’art sous une forme étendue, qui s’ouvre à l’expérience et la mémoire, qui interroge l’histoire autant que notre présence au monde.

ARBRES DE GUERRE est un dispositif qui se visite en forêt, au fil des pages d’un livre, en projection de films documentaires, mais également insitu à la Photo Doc. galerie. Au coeur du quartier parisien du Marais, à l’Hôtel de Retz, la galerie expose et propose une photographie documentaire agissante qui nous engage à prendre part à la transformation du monde.





Thomas Lemut est un artiste et designer français né en 1961. Tour à tour sculpteur, ouvrier ou directeur artistique. Il est exposé principalement à Paris pour l’art, dont l’exposition Atlas ad memoriam, et à Londres par FUMI pour le mobilier. Les arbres, la mémoire et la guerre tiennent une place centrale dans sa création.

Anaïs Tondeur vit et travaille à Paris. Sa pratique artistique se forme au point où les disciplines se rencontrent. Liant les
sciences naturelles et l’anthropologie, la fabrication de mythes et les nouveaux médias, elle crée des récits spéculatifs par lesquels elle participe à la construction d’une nouvelle forme d’art
engagé, autour des questions environnementales et sociales ainsi que de nos relations au vivant. Pour cela, elle recherche une nouvelle esthétique, dans le sens d’un renouvellement de nos modes de perception.


Raphaël Dallaporta organise sa pratique autour de la question du progrès. Chacun de ses projets, finalisés par une publication monographique, relève d’un travail d’investigation qu’il mène en étroite collaboration avec des militaires (Antipersonnel), des juristes (Esclavage domestique), des médecins légistes (Fragile) ou des archéologues (Ruins). Sa démarche est toujours fondée sur une approche scientifique afin d’interroger l’empathie qu’engendrent des
sujets de société, et de jouer avec les statuts variés d’une photographie, qu’il expérimente comme un
langage.