YAN MORVAN
Bobby Sands Du 4 au 13 octobre 2018 à Photo Doc. Galerie
La Photo Doc. Galerie expose une sélection de tirages inédits par Yan Morvan à l’occasion de la sortie du livre Bobby Sands aux éditions André Frère. Un tirage platine et 13 piezo réalisés par les ateliers Jean Pascal Laux seront présentés.
Bobby Sands est mort le 5 mai 1981 à 1h et 17mn du matin. Arrêté et condamné à 14 ans de prison pour possession d’armes à feu il commence le 1er mars 1981 une grève de la faim suivie par neuf autres prisonniers politiques membres de l’IRA (Armée Républicaine Irlandaise) et de l’INLA (Armée nationale de Libération irlandaise). Yan Morvan se rendra sur place et accompagnera les habitants de Belfast dans ces instants de colère et de douleur.





Avril 1981. Je m’installe dans un bed-and-breakfast où se trouventdéjà des reporters français. Avec Michel Philippot, Gilles Peress, Thierry Campion, Bernard Bisson, Patrick Frilet et Sorj Chalandon, on est sept. Une équipée, d’autant qu’on porte tous le même blouson en cuir marron… The Magnificent Seven! ironisent nos confrères britanniques, Peter Marlow en tête.

À l’intérieur de la prison, Sands agonise. À l’extérieur, des affrontements de plus en plus musclés. Les militaires britanniques tirent à présent des balles en caoutchouc sur des gamins armés de cocktails Molotov. La rage opère. Elle tord les esprits, hante les coeurs. Les Irlandais ne se laissent pas faire. Les voitures sont retournées puis incendiées. Les pierres commencent à voler. Tout bascule.
YM


FLORE
Camp de Rivesaltes, Lieu de souffrance
Du 16 octobre au 24 novembre 2018 à Photo Doc. Galerie
en collaboration avec la galerie Sit Down

À l’occasion de la parution du livre de l’artiste photographe FLORE, Camp de Rivesaltes, Lieu de souffrance chez André Frère Éditions, la Photo Doc. Galerie en association avec la galerie Sit Down expose 20 tirages argentiques noir et blanc et 6 tirages couleur de FLORE.

FLORE reçoit en novembre 2018 le Prix de Photographie Marc Ladreit de Lacharrière en partenariat avec l'Académie des Beaux-Arts.

© Flore

Et l’ Aube, une pièce de David Teboul

© David Teboul Télécharger le dossier de presse ︎



JACQUES KEBADIAN
Les fantômes de maiDu 6 décembre au 12 janvier 2018 la Photo Doc. galerie expose près de 1500 photogrammes et son film Soulèvement


Pour clore l’année 2018, riche en débats et réminiscences de mai 68, la Photo Doc. Galerie présente un travail exceptionnel de Jacques Kebadian :
1500 photogrammes, comme autant de traces d’une révolte qui tend à s’effacer de nos mémoires et nos vies. Pourtant les questions que soulevaient ces poings levés et pavés lancés restent plus que jamais d’actualité : La place de l’humain, étouffé par un capitalisme tout puissant et sa société de consommation, face aux enjeux écologiques... Autant de sujets essentiels que la photographie documentaire interroge. Avec ces photogrammes, les fantômes de 68 ne nous hantent plus, ils sont devenus des elfes aux halos bienveillants qui nous accompagnent vers les nouveaux mondes qu’ils prédirent et pour lesquels nous nous sommes engagés à leur suite. Les ombres de la révolution s’estompent nous rappelant que ce qui tend à disparaitre est ce que nous avons le mieux assimilé. Comme Jean-Louis Comolli le dit si bien : « Une belle part des élans de Mai tient à ce que les uns et les autres, femmes et hommes, ouvriers et étudiants, nous étions la jeunesse du monde, nous étions dans le désir absolu de croire qu’un autre monde viendrait à notre rencontre, qu’il y aurait encore de quoi rêver et de quoi bâtir. (...) Nous ne célébrons pas un passé remarquable, nous attendons un futur à fêter. »
La Photo Doc. galerie, vous attend nombreux pour célébrer ce futur.


Jacques Kebadian, réalisateur et documentariste, a été l’assistant de Robert Bresson, son premier court-métrage Trotsky (1967), dans lequel Patrice Chéreautenait son premier rôle, a été censuré à l’époque. Avec le collectif ARC en 1968 puis seul, Jacques Kebadian développe toute une série de films à caractère « social, politique et mémoriel ». Quand il commençait avec Michel Andrieu le montage de leur nouveau film Les Révoltés (sortie en salles le 12 décembre 2018) Jacques Kebadian eut envie d'extraire des photogrammes d’un autre film, Le Droit à la parole co-réalisé en mai 1968 avec Michel Andrieu et le collectif ARC (Atelier de Recherche Cinématographique). Issu de la même « matrice » le film Soulèvement d’une durée de 5 min est créé par Jacques Kebadian au début de 2018, il sera projeté aux Rencontres d’Arles en juillet 2018… quand les fantômes s’animent.