193 Gallery


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Wylda Bayrón.
Les peuples de Papouasie Nouvelle Guinée



Native de Porto Rico et basée à New York, Wylda Bayrón a passé plus d’une dizaine d’années à voyager dans les endroits les plus reculés de la planète. Cette série réalisée sur plus de 10 ans s’appelle “ les héros et esprits des îles de Nouvelle Guinée ”, présentées en 2019 dans une rétrospective au Musée de la Castre à Cannes.
Wylda Bayrón a parcouru cette région difficile d’accès à la rencontre de sociétés tribales en pleine mutation, dont l’héritage ancestral est aujourd’hui menacé. Adoptée par ses hôtes, elle a pu assister aux sing-sing (rassemblements festifs) et à des rites plus secrets, dont les étrangers sont normalement exclus.
Elle a ainsi réalisé une série de portraits d’hommes, de femmes et d’enfants magnifiquement parés, posant fièrement dans leurs tenues d’apparat. Ce travail original reflète le rôle essentiel du bilas : expression de la beauté et du prestige, trait d’union entre l’Homme et son environnement. D’autres portraits, représentant des hommes masqués, laissent entrevoir l’univers symbolique des mythes papous, peuplés d’ancêtres et d’esprits puissants, mais également la scarification rituelle des jeunes hommes et femmes de la région entourant le Sepik.



Samuel Cueto.
Les Oubliés



Samuel Cueto est un photographe français d’origine hispano-algérienne né en 1977. Portraitiste de rue, Samuel Cueto a concentré son travail sur les laissés pour compte, les invisibles qui vivent loin des centres villes. Originaire des quartiers populaires de cette france “oubliée”, le photographe rend logiquement hommage à ses semblables dont personne ne semble plus faire attention.
Samuel Cueto nous parle aussi de lui au travers des portraits de personnes au parcours en apparence chaotique : des êtres abimés mais authentiques qui exercent une beauté magnétique sur le spectateur. Alors que de nombreux photographes ont essayé de capturer le monde des ghettos et des banlieues sans parvenir à dépasser l’exotisme de la photographie de safari, Samuel Cueto n’a pas peur de se salir les mains et de montrer un envers sale et crasseux de nos sociétés. Le photographe cristallise avec son appareil nos problématiques les plus actuelles : acceptation de l’autre dans sa différence, son vécu, et ses origines.
La série présentée Les Oubliés met en avant ses plus belles photos de Thailande, d’Inde et du Sénégal, prises entre 2014 et 2018.



Li Hui. Su Yang.
et la jeune génération de photographes chinois qui photographient l’intime



Cet ensemble de photographies dresse un panorama de la nouvelle génération de photographes chinois, tous âgés d’une trentaine d’années.
Les auto-portraits pop de John Yuyi se mélangent aux clichés crus de Lao Xie Xie, et aux travaux intimes et très personnels de Li Hui et Su Yang. Entre sensualité, revendication de nouvelles libertés, cette nouvelle génération dénonce la censure, questionne la pression sociale, la brutalité d’une société ou célèbre tout simplement, la vie, l’amour et même sa singularité.
Durant 50 ans, la photographie chinoise était l’outil de la propagande du gouvernement. Seuls les membres du parti étaient autorisés à posséder un appareil photo. Depuis, la jeunesse chinoise, s’est emparé du médium photographique pour s’exprimer.
Ren Hang, en étoile filante de la photographie, a ouvert la voie à toute une génération. Ses images crues et décomplexées ont inspiré ses héritiers et façonné une écriture photographique. L’imagerie de la jeunesse chinoise se veut aujourd’hui intime, sans tabous et les corps se montrent dans leurs plus simples appareils. Malgré les esprits autoritaires, ces images abordent entre autres ; la sexualité, le genre, la fête, l’identité, les conventions sociales, le couple, et signe un véritable manifeste de liberté.