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À l’instar de


Selon le philosophe Paul Ricœur :
“le chemin le plus court de soi à soi passe par autrui”.

Mais qu’en est-il de la place de l’individu par rapport à autrui ? Cette exposition au titre évocateur traite principalement de la notion d’identité de soi vis-à-vis de l’autre, de la relation complexe entre l’individu et le groupe. Du Japon à l’Algérie en passant par le Venezuela et la Pologne, À l’instar de est un tour du monde documentaire sur les moeurs de groupes marginaux et oubliés de la société.

Johanna Teston, Laëtitia Deiss, Emma Forster, Charlotte Labre



Ana María Arevalo Gosen.
Días Eternos



Originaire du Venezuela, Ana María Arevalo Gosen vit et travaille actuellement à Bilbao. Pour sa série Días Eternos, elle choisit de retourner dans son pays natal pour traiter un sujet difficile : celui des femmes prisonnières, véritable tabou au Venezuela. Au sein de la société, si les femmes sont déjà mises à part, les prisonnières le sont encore plus. Fervente défenseuse des droits de la femme, Ana María Arevalo a ressenti le besoin de faire cette série, guidée par la honte, mais aussi la rage à l’égard de son pays natal. La photographe s’introduit légalement mais difficilement dans le centre de détention La Yaguara à Caracas et dans la prison d’Etat de Maracaibo. Là, elle échange beaucoup avec les prisonnières afin de les comprendre avant de les photographier. En passant des journées entières à leurs côtés, elle comprend que ces femmes ont avant tout besoin d’aide et d’un suivi après libération, sans quoi elles récidivent généralement. À travers son travail, la photographe blâme le ministère pénitentiaire et le système juridique d’un pays désorganisé et injuste envers ses (d)âmes oubliées. Pour ses prochaines séries, Ana María Arevalo souhaite réitérer cette expérience au Salvador.

Ana María Arevalo
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Chloé Jafé.
Okinawa mon amour



Le travail sur Okinawa s’est fait naturellement pour Chloé Jafé, elle y passe trois ans et s’attache à cette île sur laquelle elle découvre un autre Japon, où l’identité culturelle est tiraillée entre le Japon traditionnel et l’influence américaine. Les errances de Chloé la conduisent à photographier les habitants et plus particulièrement les femmes. Elle photographie surtout de nuit et s’inspire des notes anonymes écrites dans les Love Hotels. C’est ainsi qu’elle réalise le deuxième volet de sa série japonaise : Okinawa mon amour, entre 2016 et 2019. Sa série témoigne de l’identité hybride de l’île qui est devenue, pour les habitants, une forme d’affirmation de leur différence avec l’île principale.



Romain Laurendeau.
Derby



Romain Laurendeau s’est intégré à un groupe relativement impénétrable, à force de confiance. C’est en Algérie que la série Derby prend place, au milieu des terrains de football et de ses supporters. Car s’il est sans doute le sport qui rassemble le plus d’individus dans le monde entier, c’est aussi celui qui fait vivre la jeunesse désabusée algérienne, qui leur procure un sentiment d’existence. Entre tradition et modernité, la jeunesse algérienne trouve au stade un espace de liberté, de résistance, qui lui sert d’échappatoire à une autorité étatique dans laquelle elle ne se reconnaît pas. Une fois par semaine, les jeunes s’y rassemblent et forment un groupe uni et solidaire contre le gouvernement de plus en plus restrictif.



Andrea Olga Mantovani.
Le Chant du Cygne



À la frontière biélorusse, dans la partie orientale de la Pologne, se trouve la dernière forêt primaire d'Europe, la forêt de Bialowieza. Avec sa série Le Chant du Cygne, Andrea Olga Mantovani témoigne de la fragilité et la force de cet espace formé il y a 100 000 ans.  Classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, il est en 2016, le théâtre de l’un des plus importants conflits environnementaux.
Dans son approche, la photographe alterne des images de paysage célébrant la force et la beauté d’une nature immuable et des photographies plus allégoriques. Elles renvoient à la complexité de cette crise et évoquent de manière métaphorique ce qui la traverse.

Andrea Olga Mantovani
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