︎






L’exposition par yan Morvan, du 4 au 13 octobre 9 rue Charlot, Hotel de Retz 75003 Paris
Vernissage le 4 octobre à 18h.
Hotel de Retz
9 rue Charlot 75003 Paris


Bobby Sands est mort le 5 mai 1981 à 1h et 17mn du matin. Arrêté
et condamné à 14 ans de prison pour possession d’armes à feu il commence le 1er mars 1981 une grève de la faim suivie par neuf autres prisonniers politiques membres de l’ IRA ( Armée Républicaine Irlandaise) et de l’INLA ( Armée nationale de Libération irlandaise).

Leurs revendications : obtenir le statut de prisonniers politiques auquel ils ont droit. Ils mourront tous, les derniers dans la presque indifférence générale.




Le rythme du temps

Poème-Testament de Bobby Sands.

Il est une chose inhérente à chaque être humain
Connais-tu cette chose mon ami ?
Elle a enduré les coups durant des millions d'années
et résistera jusqu'à la fin des temps... [+]




Bobby Sands, irradiant

Sorj Chalandon, 10 août 2004

La première fois, il était mort. Ce fut donc la dernière. Une nuit de mai comme seul novembre en ose. Une nuit de brouillard glacé, d'anoraks humides, d'écharpes relevées et de poings dans les poches. L'émeute avait cessé. Belfast chuchotait. La ville avait sa gueule grise. Celle des jours mauvais. Juste avant le drame, ou alors juste après.
Tout allait renaître avec l'aube, les cris, les pierres et les bruits du feu. Bientôt, les vieilles reprendraient leur place sur les trottoirs, à genoux, leur rosaire à la main, nous le savions. Mais ce soir, tout se taisait. Tout se taisait parce que Bobby Sands était mort. Et que c'était impossible.
[+]




1981. Mémoires de Yan Morvan


À Belfast, c’est le chaos. L’Irlande du Nord se soulève etLondres ne veut rien entendre. Les clans se constituent.
Chacun devient nationaliste ou unioniste. Il n’y a plus d’autre alternative. Et surtout pas la neutralité. .
On est pour les Irlandais catholiques ou avec les Anglais protestants, à moins d’être journaliste, et encore… même là, la passion a rendu toute discussion impossible. …
[+]







A Propos des tirages

PLATINE Le tirage platine-palladium est un procédé de tirage photographique par contact d’un négatif sur une couche photo-sensible d’un mélange de sels de platine et de palladium.
En 1826, le chimiste allemand Johann Wolfgang Doebereiner découvrit les propriétés photosensibles du platine. C'est William Willis qui présenta en 1868 au camera club de Londres les premières images stables et réussies.
C'est dans les années 30 que l'américain Paul Anderson décrivit le mode opératoire permettant de réaliser son propre papier. C'est ce mode opératoire qui est, et a été utilisé par des photographes comme Paul Strand, Edward Weston, Irving Penn, Georges Tice... Ces photographes et bien d'autres permirent de conserver un savoir faire d’excellence qui perdure et renaît aujourd'hui grâce à la technologie numérique et la possibilité de continuer à produire les négatifs au format, indispensables à ce procédé par tirage contact.
PIEZOL’impression aux encres carbone, appelée aussi impression piezo, est réalisée avec une imprimante dédiée exclusivement à l'impression noir et blanc. Ces encres "pigmentaires" sont composées de particules
de carbone encapsulées dans de la résine. Le carbone est un matériaux inerte, insensible aux effets d'affadissement dus à la lumière. Le temps de conservation est augmenté.L'utilisation de ces encres allant du noir au gris clair permet l'obtention d'un ton continu noir et blanc sans cassure, que les autres systèmes d'impression jet d'encre ne peuvent produire.
C'est actuellement le système professionnel le plus abouti et le plus pérenne pour l'impression d'images noir et blanc.



JEAN PASCAL LAUX
Débute comme photographe d'architecture et d'industrie jusqu'en 1994 puis est missionné de 1994 à 1997 comme photographe/tireur pour la préparation d'un livre sur la photothèque Marubi en Albanie.
Finalement la passion du papier et du document sera le basculement vers l'activité du tirage argentique. S'installe à son compte en 1998 en tant que tireur spécialisé noir et blanc. En 1990, l'exposition Irving Penn au musée Carnavalet présente des tirages Platine qui seront comme une évidence
de la puissance que peut dégager une photographie avec un tel procédé. Apprend en 1996 la technique du tirage contact Platine/Palladium avec Marc Bruhat (atelier Sillage) et met à disposition ce superbe procédé auprès de sa clientèle Intègre à partir de 2003 l'outil numérique pour continuer et pérenniser l'usage de ce procédé, et le rendre accessible aux photographes passés intégralement en numérique. Travaille actuellement avec les outils traditionnels et numériques, dont la seule finalité est la mise en œuvre d'un savoir faire au service d'une réalisation de qualité.

Mark